CONTEXTE : Comme à chaque fois que je découvre une ville, l’envie me ronge d’y laisser une trace. Direction le quartier NDSM à Amsterdam pour ma dernière intervention de l’année. L’exercice à l’étranger impose ses propres limites car il est impossible de faire entrer une échelle dans une valise. Cette contrainte logistique m'a forcé à travailler à hauteur d'homme et à délaisser le monumental pour me focaliser sur l'intime.
SUJET: Ma démarche est stricte et je ne peins jamais de personnages inventés. Je ne représente que de "vrais gens", des personnes que je croise, que je photographie et qui existent vraiment. Ici le modèle m'est familier puisqu'il s'agit de ma compagne. C'est une scène capturée sur le vif lors d'une pause à vélo, avec ce petit détail du "Miffy" sur le sac.
RÉFÉRENCES : Si le support est urbain, mon approche est celle du Réalisme de Courbet qui consiste à montrer la vérité du quotidien sans l'embellir. Le travail sur les mains et les doigts agrippant le guidon cherchent cette expressivité anatomique chère à Sargent ou Delacroix.
CONTEXT: Whenever I discover a new city, the urge to leave a mark is overwhelming. I headed to the NDSM district in Amsterdam for my final intervention of the year. Working abroad imposes its own set of limits—you simply can’t fit a ladder in a suitcase. This logistical constraint forced me to work at eye level, shifting my focus from the monumental to the intimate.
SUBJECT: My process is strict: I never paint fictional characters. I only depict "real people"—individuals I meet, photograph, and who actually exist. Here, the model is familiar, as it is my partner. It is a candid scene captured during a cycling break, featuring the small detail of "Miffy" on the bag.
REFERENCES: While the canvas is urban, my approach mirrors Courbet’s Realism: showing the unvarnished truth of everyday life. The work on the hands and fingers gripping the handlebars strives for the anatomical expressiveness dear to Sargent or Delacroix.